Plaidoyer en faveur de l’Algérie Devenir un Hub d’expertise et de logistique pour l’Afrique

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  • Posted 26 March 2017
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Les expertises technologiques, scientifiques et sécuritaires algériennes sont fortement sollicitées par les entreprises pétrolières nationales des pays de l’Afrique du Nord et du Sahel.  

 

 

Lors du panel sur la coopération énergétique Sud-Sud, organisé le 23 mars au Napec, les représentants des entreprises pétrolières et de l’Afrique du Nord et des pays du Sahel, ont exhorté l’Algérie à devenir un HUB de savoir et de logistique énergétique dans la région.

Les représentants de la Société Nationale Libyenne NOC, de la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier, de l’Autorité d’Exploration et de Promotion pétrolière du Mali et l’entreprise pétrolière du Niger, ainsi que la filiale Sipex de Sontrach, ont plaidé pour plus d’intégration régionale dans la production énergétique, qui passerait par une synergie en termes de savoir-faire et de technologie entre les entreprises pétro gazières nationales.

L’Expertise, un des principaux Challenge

Sonatrach est présente dans les activités de l’amont pétrolier dans plusieurs pays dont le Niger, le Mali, la Mauritanie, la Libye et l’Egypte, à travers sa filiale Sipex. Elle opère principalement dans la prospection. Mais l’entreprise pourrait être plus présente en offrant plus de formation, d’encadrement et de services à ces pays voisins. « Sontrach devrait exporter des services vers nos pays », suggère Maman Mahman, de l’entreprise pétrolière du Niger. Le chef de département Exploration et Promotion de la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier, Chemsdine Sow Deina, estime à son tour que le défi principal dans la production des hydrocarbures des pays du Sahel est l’expertise. L’idéal, pour lui, serait que l’Algérie partage ses savoirs en termes de contrôle technique et d’analyses laboratoires avec les ingénieurs des entreprises pétrolières voisines.

En effet, « L’Algérie est le pays qui a le plus d’expertise en la matière dans la région », relève Cédric Rouatbi, Directeur de Marketing et des ventes à Backer Hughes pour l’Afrique, également animateur de ce panel. Pour lui, l’Algérie devrait prendre une position de Hub d’expertise et de technologie pour tout le continent africain et ce, en facilitant le transfert des personnes et des équipements.

Il a été suggéré à ce propos, de faire appel aux retraités de Sonatrach pour transférer des connaissances aux ingénieurs des pays du Sahel.

 

Dans l’attente de la sécurisation des installations

Il n’était évidemment pas possible d’éluder la question sécuritaire qui a freiné à maintes reprises depuis 2011, la production des hydrocarbures dans la région, notamment en Libye et dans la Nord Mali. Là aussi, l’expérience algérienne de sécurisation des installations pétrolières est sollicitée.   « L’aspect sécuritaire constitue le défi principal de notre production », s’exprime Ahmed Agh Mohamed, directeur de l’Autorité d’Exploration et de Promotion pétrolière du Mali. « Les installations dans le sud du pays, autour de Bamako fonctionnent, mais celles de blocs du Nord- région sujette à des troubles sécuritaires depuis 2012, sont gelées », a-t-il affirmé. A son tour, il sollicite plus de coopération de l’Algérie dans ce qu’il appelle « expertise sécuritaire ». 

 

Dans une déclaration à OGB, Issa Milad El Kharghli, General Manager de la Sirte Oil Compangy de la NOC, note avec satisfaction l’intérêt que continuent à témoigner les firmes étrangères pour la Libye. La sécurité constitue le principal obstacle pour la reprise de la production pétrolière libyenne qui est passé de 1,65 million de barils de pétrole par jour en 2011,  à  800.000b/j en décembre 2016. Exemptée de l’accord de réduction de 1.8mb/j l’offre pétrolière mondiale, signé le 20 décembre  à Vienne,  la production libyenne a dépassé les 300.000 barils par jour (b/j), en début mars, selon le site le Prix du Baril.

 

En proie aux attaques terroristes multiples depuis 2013, ce Croissant Pétrolier avait été repris le 17 mars dernier par le maréchal Kahlifa Haftar, chef de l’Armée Nationale Libyenne, des mains des Brigades de Défense de Benghazi (BDB).

 

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