Possible retour du GNL algérien en Belgique ?

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  • Posted 14 June 2017

En accueillant l’ambassadeur du royaume de Belgique en Algérie Pierre Gillon le 12 juin, le ministre de l’énergie Moustapha Guitouni, évoque la nécessité d'échanger les expériences et les savoir-faire,   dans l'intégration des énergies renouvelables dans les réseaux électriques et les mécanismes de fonctionnement et d'intégration des marchés spot, ainsi que la commercialisation du Gaz naturel lubrifié (GNL).

 

Sur ce dernier point, il conviendrait de rappeler que la Belgique a suspendu son approvisionnement en GNL en 2007, avec le début des importations belges en gaz qatari. Bruxelles avait alors mis fin à vingt- cinq ans d’importation de GNL algérien.

Débutées en 1975, les livraisons algériennes globales de GNL pour la Belgique étaient de 100 milliards de m3 (contrat "take or pay"), soit l’équivalent de Cinq milliards de mètres cubesacheminés par an au rythme d’une soixantaine de rotation. Le GNL algérien couvrait pendant une trentaine d’années, 20% de l’ensemble des importations gazières belges.

 

La crise du golf serait-elle pour quelques choses ?

 

C’est la deuxième fois que cette question de reprise de commercialisation du GNL algérien vers la Belgique est évoquée. En 2012, l’ambassadeur de royaume de Belgique de l’époque Christian Van Driessche, a effleuré le sujet lors d’une rencontre d’affaires algéro-belges au siège de la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie( CACI). Mais cette fois-ci le contexte de la géopolitique pétro-gazière est bien différent. En 2007, aussitôt le contrat de livraison de gaz est résilié avec l’Algérie, l’entreprise belge de distribution gazière Distrigaz a conclu un contrat avec la campagne qatarie Rasgaz, portant la livraison de 2,75 milliards de mètres cubes de GNL pendant 20 ans. Or, les vingt ans ne sont qu’à leur moitié et le petit Emirat gazier du golf est soumis depuis le 5 juin, à un embargo terrestre, aérien et maritime imposé par ses voisins l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn. L’accusant de « soutenir le terrorisme », ces trois pays ont rompu leur relations diplomatiques avec Doha, et ont été rejoint par le Yémen, l’Egypte, la Jordanie, le Gabon, la Mauritanie, le gouvernement libyen de l’Est, le Sénégal … La liste ne cesse  de se rallonger.

 

Selma Kasmi

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