L’OPEP Perte de 300 milliards de dollars d’investissements pétroliers

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  • Posted 02 March 2017

Pour répondre à la demande mondiale énergétique qui affiche des prévisions d’importante croissance à l’horizon 2040, les acteurs du secteur pétro-gazier doivent investir des dizaines de billions de dollars, estime le Secrétaire Général de l’Opep Mohammed Barkindo.  

 

 L’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), affirme ce 09 février, que les pertes dans l’exploration et l’exploitation pétrolières ont enregistré 300 milliards de dollars dans les trois dernières années, selon CNBC ARABIYA.

 Le Secrétaire Général de L’Opep Mohammad Barkindo, indique lors d’un sommet tenu à Riadh en Arabie Saoudite, entre l’Opep, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et le Forum International de l’Energie (IEF), que l’investissement mondial dans l’exploration et l’exploitation pétrolière a reculé d’environ 26% en 2015 et de 22% en 2016. Un recul que M. Barkindo qualifie de « sans précédent » dans l’histoire de l’industrie pétrolière.

Cette régression des investissements dans l’industrie fossile constitue l’une des retombées de la dépression des prix de pétrole (-80% entre juin 2014 et décembre 2016). Le secrétaire Général de l’Opep explique que cette dépression des prix a non seulement provoqué un choc au niveau des marchés pétroliers, mais encore sur l’ensemble de l’économie mondiale. « Cela a entrainé l’ajournement, la suspension, voire l’annulation de plusieurs investissements, d’où la réduction des budgets des firmes pétro-gazières, le licenciement de milliers de travailleurs et même la faillite de nombreuses entreprises », a-t-il affirmé.  

 

L’Opep est sur la bonne voie

 

En indiquant que les prévisions de consommation énergétique mondiale à l’horizon 2040, affichent des taux de croissances très importants, M. Barkindo estime que la satisfaction de cette demande nécessite l’investissement de dizaine de billions de dollars. « Cela constitue un niveau d’investissement qu’il est très difficile d’atteindre pour cette échéance », relève-t-il.

Evoquant le taux de respect des engagements des pays de l’Opep (93%) et non Opep (40%) des réductions de leur offre pour le mois de janvier dernier, Mohammed Barkindo note que les prix de vente du brut pour les différents échéanciers ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 18 mois.    

« Nous avons enregistré une augmentation de la production économique mondiale et une amélioration dans le marché mondial du travail. Ces facteurs nous ont redonné confiance et nous permettent d’affirmer aujourd’hui que nous sommes sur la bonne voie de la réanimation des marchés pétroliers », considère le Secrétaire Général de l’Opep. 

 

Selma Kasmi

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