Guitouni exhorte Alnaft à devenir « source de proposition » L’urgence de valoriser le domaine minier lié aux hydrocarbures

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  • Posted 01 January 2018

De l’aveu de l’ensemble des responsables du secteur énergétique, le très vaste domaine minier algérien reste très peu exploré, à l’instar du domaine minier hydrocarbures dont la superficie totale dépasse 1,5 million de km². Seuls 30% sont exploités, selon les estimations de l’Agence nationale de valorisation des hydrocarbures Alnaft qui affirmait, lors des portes ouvertes organisées le 16 octobre à Alger, que la densité des forages avoisine actuellement les 14 puits/10000 km². Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, avait exhorté, à cette occasion, Alnaft à renforcer les activités liées aux hydrocarbures dans le domaine minier et surtout à devenir une « source de proposition » pour rendre le domaine minier national des hydrocarbures "plus attractif tout en préservant les intérêts stratégiques de l’État". Ceci nécessite, poursuit-il, « l’adaptation des activités à un environnement multidimensionnel incluant le climat des affaires, la communication et la technologie ».

Cette valorisation du domaine minier hydrocarbures devrait également passer par le renouvellement des réserves et la diversification des statuts dans l’aval.

Modifications fiscales en vue 

Au regard des résultats infructueux des derniers appels d’offres à l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), de 2014, le ministre de l’Energie multiplie les efforts et les consultations, afin d’améliorer les conditions et l’attractivité du marché fossile national. Fraîchement nommé, M. Guitouni avait lancé, en juillet dernier, un appel en direction d’Alnaft l’invitant à « faire preuve d’esprit d’initiative et d’innovation en vue d’impulser une dynamique réelle dans la mise en œuvre de la politique énergétique nationale tout en veillant au respect des dispositions légales et réglementaires ». 

Il a été conclu lors de cette journée, dont ont pris part une trentaine de multinationales pétro-gazières, d’introduire des assouplissements au niveau de certaines lois fiscales. « L'Algérie devrait opérer de "légères modifications" juridiques dans la loi régissant ce domaine afin d'attirer les investisseurs mais sans toucher au principe fondamental de la loi en vigueur », a insisté M. Guitouni. Le ministre de l’Energie a également invité Alnaft à faire preuve à la fois d’efficacité et d’écoute, notamment envers les opérateurs, partenaires et investisseurs. Sur ce point, il a exhorté l’agence non seulement à renforcer ses capacités de conseil et d’expertise afin de consolider et d’approuver les plans de développement à moyen et long termes du secteur des hydrocarbures, mais aussi de considérer l'investisseur étranger comme étant un partenaire et non pas comme un sous-traitant.

Réduire les délais des traitements des dossiers 

« Le domaine du traitement de dossier de l’investisseur étranger en Algérie est en retard 18 mois, contre un seul mois dans la plupart des pays du monde », s’alarme M. Guitouni. Ce dernier ordonne - dans sa « guerre contre la bureaucratie »- de conformer ce délai aux pratiques internationales (le réduire à un mois), et d’assurer l’ouverture des bureaux d’accueil des investisseurs tous les jours de la semaine excepté les vendredis. M. Guitouni a toutefois reconnu que la résorption du lancinant problème bureaucratique national ne peut se réaliser que par la digitalisation totale de l’administration algérienne. 

Le premier responsable du secteur a toutefois annoncé une première mouture de la loi sur les hydrocarbures pour le prochain mois de juin, car « la réflexion engagée par les pouvoirs publics pour la définition des grands axes de l’amendement de la loi actuelle nécessitera au moins six mois », précise-t-il. 

Annonçant de nouvelles découvertes fossiles aussi bien dans l’on-shore que dans l’off-shore, ainsi que la poursuite de l’extension de certains oléoducs et gazoducs dans la région nord du pays, M. Guitouni suggère à Alnaft de se préparer à l'après-pétrole en « mettant tout dans le panier » (énergies conventionnelles, non conventionnelles, solaire…).

 

par: Selma Kasmi 

 

 

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