Rapport de l’AIE pour novembre 2017 « Une baisse de la demande en perspective »

  • By Super User
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  • Posted 06 January 2018

L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a révisé légèrement à la baisse ses prévisions de croissance de la demande de pétrole pour 2017 et 2018. La progression de la demande a ainsi été revue à la baisse de 0,1 million de barils par jour pour les deux années et devrait atteindre 1,5 mbj à 97,7 mbj en 2017 puis ralentir à 1,3 mbj pour atteindre 98,9 mbj en 2018, a indiqué l'AIE dans son rapport mensuel du mois de novembre 2017. 

Dans son analyse du marché pétrolier, l’AIE souligne que les événements survenus en Arabie saoudite ont donné un nouvel élan à la reprise qui a fait grimper les prix du pétrole de 45 dollars le baril, pour le Brent à fin juin 2017, à environ 63 dollars le baril au courant du mois de novembre. « À ce jour, nous n'avons constaté aucun impact sur le secteur énergétique saoudien. Cependant, nous avons assisté à de véritables interruptions en Irak où les expéditions en provenance du Nord ont diminué d'environ « 170 000 barils par jour en octobre, ainsi que la production en Algérie, au Nigeria et au Venezuela. Au cours des dernières semaines, nous avons également observé une production plus faible que prévu aux États-Unis, au Mexique et en mer du Nord » ajoute l’AIE. Celle-ci estime que « ces perturbations de l'approvisionnement, les préoccupations géopolitiques, la projection que l'accord de production OPEP/non-OPEP soit prolongé jusqu'en 2018 lors de la réunion prévue fin novembre, et une croissance de la demande encore robuste » ont induit en grande partie les prix plus fermes constatés au cours de ces dernières semaines. A ce propos l’AIE s’interroge « cela signifie-t-il que le marché a trouvé une « nouvelle norme » où le plancher accepté pourrait être passé de 50 dollars le baril à 60 dollars le baril ? ». Une question face à laquelle l’AIE estime que « cela pourrait être tentant, de répondre par l’affirmative, en supposant que les perturbations de l'offre se poursuivront et que les tensions au Moyen-Orient ne s'atténueront pas. Cependant, si ces problèmes se révèlent temporaires, un nouvel examen des fondamentaux confirme le point de vue exprimé le mois dernier, selon lequel, le solde du marché en 2018 ne semble pas aussi serré que certains le souhaiteraient et il n'y a pas de « nouvelle situation normale ». L’AIE indique que, pour sa part, elle a réduit ses chiffres de la demande pour 2017 et pour 2018 -comme indiqué plus haut. 

 

Une baisse de la demande de 317 000 bj

 

La révision de 2017 contenue dans le rapport de l’Agence proche des pays consommateurs n'est pas très importante bien qu'elle inclue une révision à la baisse plus significative au 4e trimestre 2017 de 311 000 barils / j. « Pour 2018, nos prévisions de la demande ont été ajustées pour tenir compte d'une estimation plus basse des degrés jours de chauffage au cours des premiers mois, plus une certaine incidence de la hausse des prix", écrit l’AIE. Selon celle-ci, les indices pour l'équilibre global du marché, indiquent que « la croissance de la demande, qui reste robuste, et celle de l'offre s'annulent largement l’une l’autre ». Au sens de l’AIE « en utilisant un scénario dans lequel les niveaux actuels de production de l'OPEP sont maintenus, le marché pétrolier sera confronté à un défi difficile au 1er trimestre 2018 avec une offre attendue supérieure à la demande de 0,6 mb/j, suivie d'un autre plus petit excédent de 0,2 mb/j au second trimestre 2018 ». Parallèlement à ce rapport, l'AIE publie son World Energy Outlook 2017, dont l'horizon s'étend bien au-delà de la perspective de cinq ans contenue dans notre Oil Report 2017, et qui examine plusieurs voies potentielles à long terme, pour le pétrole. Chacun de ces scénarios répond à différentes hypothèses concernant les politiques et technologies futures. L'un d'entre eux est le « scénario de prix bas du pétrole » qui englobe ce qu'il faudrait pour maintenir les prix entre 50 et 70 dollars le baril jusqu'en 2040. Les principales conditions selon l’AIE sont : une hypothèse de ressources élevées pour le pétrole américain ; la généralisation des technologies numériques et autres qui aident à limiter les coûts en amont ; croissance exceptionnellement rapide du parc de voitures électriques. L'un des résultats de ce « Low Oil Price Case » WEO-2017 indique que même une croissance rapide du parc de voitures électriques ne devrait pas avoir d'impact substantiel sur la consommation de pétrole pour le transport de passagers jusqu'au milieu des années 2020. En effet, en l'absence d'un changement majeur dans l'orientation des politiques, l’AIE estime que la croissance dans d'autres secteurs, notamment les camions, l'aviation, le transport maritime et la pétrochimie, devrait être soutenue en droite ligne des prévisions tablant sur une forte croissance de la demande prévue dans l’analyse du marché pétrolier à court terme conclut l’AIE.

Zahra Khedim

 

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