L’APRUE veut accélérer la transition vers les carburants propres: Cap vers la conversion de 100 000 véhicules/an

  • By Super User
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  • Posted 06 April 2018

  Après l'augmentation des prix des carburants cette année, une autre hausse est prévue pour 2019 dans la réforme du système de subventions dont l'objectif est d'éliminer le déficit du budget de l’Etat d'ici trois ou quatre ans. Cette mesure favorisera sans nul doute le recours au GPL (gaz propane liquéfié) et le GNC (gaz naturel carburant) comme carburants alternatifs à l'essence dans le transport routier. Une conversion qui s'est faite ces dernières années de manière timide. Ce qui a induit de faibles résultats que l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'énergie (APRUE) veut rattraper en accélérant la cadence. Pour le GPLc, I'APRUE mise sur la conversion d'un million de véhicules vers ce carburant propre et économique à l'horizon 2030. En 2017, cette opération a touché plus de 60 000 véhicules pour une consommation de 450 000 tonnes, en hausse de 28% par rapport à 2016 (43 000 véhicules convertis) selon l’Autorité de régulation des hydrocarbures. Depuis le lancement du programme, 325 000 automobilistes ont signé le passage au GPL. Soit 10% du parc automobile roulant à l'essence. En prenant en considération ces données, l’on conclut que 725 000 véhicules devraient transiter vers le GPL en douze ans soit une moyenne de 60 000 unités par an. Des résultats que I'APRUE ambitionne d’atteindre à travers les campagnes de sensibilisations notamment et l'assouplissement des conditions de conversion. Le directeur général de I’APRUE a d'ailleurs annoncé début février un montant de 3.5 milliards de dinars pour assurer cette transition en 2018. Le gouvernement envisage en effet de convertir cette année 100 000 véhicules au GPL dont 50 000 taxis. C'est dans cette catégorie que la conversion a le plus marché, observe-t-on. Et cela par souci financier alors que le défi est également à relever au plan environnemental. Ce que n'ont pas manqué de rappeler les experts du secteur de l'énergie réunis au sein de l'Association algérienne de l'industrie et du gaz OAG). Et ce d'autant plus que l'Algérie a pris des engagements internationaux pour la protection de l'environnement. Or, pour cela, faudrait-il assurer les conditions de réussite d'un tel programme notamment l'élargissement de la vente

 

du GPLc dans les stations-service. Ce que les automobilistes attendent.

 

Ces derniers qui payent entre 60 000 et 70 000 dinars pour la conversion vers le GPL/c rencontrent dans certaines régions des difficultés à s'approvisionner en GPL. Et pour cause, sur un total de 2 446 stations-service, seulement 750 assurent la vente du GPL/c, soit un taux de couverture de 31 %. Au total. 44 wilayas disposent au minimum d’un installateur de GPL/c. Des chiffres appelés à augmenter à la faveur de l'engouement enregistré pour le GPL/c après la hausse appliquée début 20 18 pour les prix des carburants et celle annoncée pour 2019. ll serait même nécessaire d'augmenter dans ce sillage le nombre de centre de conversion actuellement de 150 dont 45 appartiennent à la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers (Naftal) qui équipe selon les chiffres de l'APRUE 20 000 véhicules par an en kits GPLc. Naftal détient ainsi la plus grande capacité de conversion soit 17% de la capacité nationale.

 

Cette année verra par ailleurs la sortie de la société nationale des véhicules industriels (SNVl) du premier modèle de bus algérien de transport public fonctionnant au gaz naturel carburant (GNC) et sa mise en circulation, par l'Etablissement public de transport urbain et suburbain d'Alger (ETUSA).

 

Cette nouveauté sera suivie par l'acquisition progressive d'une vingtaine d'autres modèles similaires avant que l'opération ne soit généralisée au titre du Programme national d'efficacité énergétique vers d'autres grandes villes du pays, à l'instar d'Oran, Constantine et Batna, entre autres. L'objectif selon

 

L’APRUE est de convertir l 000 bus et véhicules lourds au GNC d'ici 2021. Rappelons qu'une phase expérimentale a déjà été menée par Naftal dans cette conversion vers le GNC à travers une série de mesures. Il y a eu ainsi la réalisation de deux stations GNC à Gué de Constantine et au Caroubier (opé­ rationnelles depuis quelques années), la conversion de 120 véhicules légers appartenant à Sonelgaz et l'acquisition de 10 bus, fonctionnant au gaz naturel dont 5 au niveau de la société Sonelgaz et les 5 autres au niveau de l’ETUSA.

 

L'expérience de cette entreprise a globalement démontré la faisabilité du projet de généralisation de l'utilisation du carburant propre GNC dans les transports, notamment urbains et suburbains, décidé par les pouvoirs publics.

 

Cependant, le volet maintenance et formation devrait être pris en charge, selon une étude d'évaluation menée par l'Etusa. Ce qui appelle à des mesures dans ce cadre. •

 

 

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