Découvertes pétrolières et gazières/ L’Egypte vise son autosuffisance énergétique

  • By Super User
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  • Posted 02 November 2018

Les explorations pétrolières lancées depuis des décennies par l’Égypte en Méditerranée orientale, ont été couronnées de succès en août 2015, par la découverte du champ gazier off-shore de Zohr par la multinationale italienne ENI.

D’un potentiel estimé autour de 850 mds de m3/j, ce champ gazier se positionne comme le principal gisement de toute la Méditerranée. L’Égypte voit grand et se précipite de projeter l’autosuffisance en consommation gazière dans le court terme. 2,16 milliards de dollars sont mobilisés dans 24 projets de prospection et d’exploitations des hydrocarbures. Le résultat ne se fait pas attendre : le ministre égyptien de l’Énergie se targue d’annoncer en avril dernier, la satisfaction de la demande nationale en gaz à hauteur de 100%, pour cette année 2018.
Mais les cadeaux de la nature ne s’ar- rêtent pas là pour l’Égypte et/ou pour ENI. La foreuse d’ENI découvre en mai dernier, le champ du bassin de Faghur (23 000 barils de pétrole léger par jour) dans le Sahara Occidental égyptien, puis celui de West Meleiha, en juillet dernier 55 000 m/j, dans ce même Sahara occidental, puis le champ gazier de Faramid South 25 millions de pieds cubes/j, découvert le 30 août dernier, à une dizaine de kilomètres de ce champ de Meleiha.

En vue, 6,75 pieds/j de production quotidiennes supplémentaires de gaz attendue d’ici la fin 2018. De quoi multiplier les ambitions du Caire qui annonce aussitôt le 7 mai dernier, son intention de devenir pays exportateur de gaz à partir de 2020.

Les investissements étrangers dans les hydrocarbures pleuvent alors en Égypte. Des investissements double- ment encouragés par les réformes introduites depuis 2016, sur le code d’investissement.

Ces investissements étrangers ont crû de 10 mds de dollars entre 2017- 2018. Leur croissance est prévue dans la même proportion pour l’exercice financier 2018-2019.

Le Caire a également injecté de son côté 5 milliards de dollars dans 16 projets de production de pétrole et de gaz, dans les gisements Off-Shore en Méditerranée. En ce mois de septembre, et avec l’annonce des nouveaux chiffres de la production du champ gazier de Zohr, qui a augmenté de 2mds de m3/jour, le ministère égyptien de l’Énergie annonce la mobilisation de 7,7 mds de dollars supplémentaires, sur ce même méga gisement. Sa production atteindra les 7,2 mds de m3/j d’ici la fin 2018.

Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, l’Égypte, juste après les nou- velles découvertes, ratifie avec ENI trois autres nouveaux accords d’exploration pétrolière et gazière, aussi bien dans l’off-shore de la Méditerranée Orientale et dans l’on-shore du Sahara occidental. Le montant de ces investissements est estimé à 190 millions de dollars. Cette multinationale italienne est pré- sente en Égypte depuis 1954 à travers sa filiale IEOC. Elle y est le principal producteur des hydrocarbures avec environ 320 000 barils d’équivalent pétrole par jour.

La foreuse d’ENI paraît être bénie pour la terre égyptienne, ou c’est plutôt cette terre des pharaons qui est bénie pour ENI. Qui est le porte-bonheur de l’autre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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