Hammou Tessa / Directrice commerciale et marketing de Calgaz Algérie « Nous pourrons répondre aux besoins de tous les secteurs confondus »

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  • Posted 20 December 2018

C’est dans leurs nouveaux locaux à Hydra que Hammou Tessa, directrice commerciale et marketing de calgaz Algérie, a répondu aux questions d’OGB magazine. entouré de ses collaborateurs, Belkhodja Akram et Aoudia Abdelhak, Mme Hammou partage l’enthousiasme de voir naître cette nouvelle entreprise algérienne sur le marché du gaz industriel.

OGB : Pouvez-vous nous faire une présentation de Calgaz Algérie ?

Hammou Tessa : C’est une toute nouvelle entreprise algérienne dans le domaine du gaz qui assure la production, la commercialisation et la distribution de gaz industriels et médicaux. Elle entrera en production à partir de fin novembre.

Nous avons à ce jour deux unités de production de gaz de l’air, c’est-à-dire azote et oxygène d’une capacité chacune de 200 tonnes. Il s’agit de deux grosses unités de production, au vu du marché algérien et de l’Afrique du Nord. Il faut savoir que les besoins en Algérie en azote et oxygène sont très importants et que nous souffrons d’une grande carence dans ce type de production. Carence qui devrait être totalement levée avec l’arrivée de Calgaz Algérie sur le marché.

C’est un très bon investissement pour l’Algérie, pour la Sonatrach et ses filiales en Algérie.

A quels usages est destiné l’azote que vous comptez produire ?


On peut utiliser l’azote un peu partout, dans le domaine médical, pharmaceutique, l’agroalimentaire, l’électricité et surtout dans la pétrochimie, le piping, les gaz et le pétrole. C’est là que nous avons le plus besoin d’azote.

Vous avez la possibilité de répondre à toutes ces demandes ?


Avec 200 tonnes de production journalière, oui, nous aurons la possibilité de répondre à tous les secteurs confondus. Pour l’azote, dès fin novembre, nous aurons 200 tonnes jour de production et début 2019, nous produirons 400 tonnes jour. Il en va de même pour l’oxygène. Nous souhaitons non seule- ment satisfaire le marché algérien que ce soit dans l’azote ou dans l’oxygène mais aussi peut-être toucher le marché étranger. Nos voisins tunisiens, libyens et peut-être également africains pour- raient importer notre gaz industriel.

Y a-t-il des contrats en négociation actuellement ?


Tout à fait. Nous avons des contrats en négociations dans le secteur de la pétrochimie.

Vous pouvez nous les citer ?

Je ne préfère pas pour le moment. Nous avons eu une première approche avec de futurs partenaires qui sont à ce sujet très ravis d’avoir une autre source d’approvisionnement. Le fait d’être une entreprise algérienne est un plus pour nous. Et puis la capacité de produire 400 tonnes offre une belle assurance pour nos clients.

Où sont situées les usines ?

Nous avons une usine à Laghouat et une autre à Ouargla

Avez-vous rencontré des difficultés pour vous installer et obtenir des autorisations ?


Nous avons connu certaines facilités surtout au sud du pays. Nous les remercions d’ailleurs. Lorsque le gérant de la société s’est adressé à ces gens, ils ont tout de suite acquiescé.

Parfaitement au courant des carences en Algérie en matière de gaz industriel, ils ont aussitôt attribué les autorisations nécessaires pour l’assiette du terrain.

Y a-t-il création d’emploi local ?

Je ne saurai vous dire combien d’employés occuperont des postes là- bas. Il y aura pour sûr création d’emploi direct et indirect. Comme vous le savez, il s’agit de produits que nous vendons à des sociétés qui elles aussi emploient un grand nombre de salariés. Et puis nos activités vont s’étendre car nous sommes appelés à grandir et à faire aussi du conditionnement. C’est une perspective qui va au-delà de Ouargla et Laghouat ou Alger mais bien sur tout le territoire. Car il ne faut pas oublier que dans notre domaine la distribution est très importante surtout qu’elle est réglementée.

Comment se fait justement la distribution de l’oxygène, de l’azote ?

Calgaz Algérie assure donc la production, la distribution et la commercialisation des gaz industriels et médicaux.

Comment se passe la distribution ?

Nous avons une grande flotte de camions située à Ouargla. Nous avons aussi des citernes qui feront la distribution de l’oxygène liquide et l’azote liquide. Nous commençons par une distribution de gaz industriel sous forme liquide. Lorsque nous aurons acquis le marché, nous passeront à une autre forme de conditionnement. Les camions sont achetés ici en Algérie aussi pour favoriser la production nationale. Par contre comme la citerne cryogénique n’existe pas ici nous les importons de l’étranger.

Le staff est algérien ?

Il est à 100 % algérien. Le staff commercial mais aussi celui de la production a déjà travaillé pour ce genre de produit et a une grande expérience dans le domaine. C’est un très bon challenge que de voir naître une société de cette ampleur. C’est un défi à relever. Nous sommes là pour ça.

Avez-vous eu le soutien des banques publiques ?


Tout à fait, nous avons le soutien de banques publiques algériennes. Elles sont très réceptives. Elles ont adhéré à l’idée très rapidement. Cela a été une bonne surprise pour nous, tout s’est fait naturellement.

 

De quelle banque s’agit-il ?

La Banque Nationale d’Algérie.

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