Formation et enseignement professionnels / Augmentation des effectifs et programme d’adaptation

Avec un taux de déperdition scolaire important pour un demi-million d’élèves de moins de 17 ans, les besoins en structure d’enseignement et de formation professionnels sont en hausse. La nécessité de lancer de nouvelles filières et spécialités se fait également ressentir, d’autant plus que dans de nombreux secteurs, l’on enregistre ces dernières années un déficit en main-d’oeuvre qualifiées. C’est le cas dans l’agriculture, le bâtiment et les hydrocarbures. Ce sont autant de besoins auxquels tentent de répondre les responsables du secteur, et ce, en ouvrant à chaque rentrée de nouvelles spécialités en adéquation avec les exigences du monde des affaires. L’intérêt des filières de formation professionnelle prioritaires a d’ailleurs sensiblement augmenté ces dernières années. Par exemple, les spécialités relevant du monde de l’industrie représentaient en septembre dernier 25,40% de l’offre globale, alors qu’elle ne dépassait pas les 22,7% en septembre 2017. Dans le BTP, la part était de 12,41% de l’offre globale. Pour l’agriculture et l’industrie agroalimentaire elle était de 9,31%, selon les chiffres officiels. Il faut dire aussi que l’engouement pour la formation professionnelle augmente et le secteur forme annuellement, quelque 230 000 diplômés et qualifiés.

Au-delà du bilan quantitatif, le cap est mis sur l’amélioration de la qualité de la formation et son adaptation à l’évolution économique du pays et aux besoins du marché du travail. Mais aussi sur le partenariat avec les entreprises notamment pour faciliter l’insertion professionnelle. Dans ce sillage, le secteur met l’accent sur la signature de conventions avec les entreprises pour les associer aux différents dispositifs du système de la formation professionnelle. Il travaille également sur la relance des projets de partenariat en cours en vue d’ériger certaines filières de formation en pôles d’excellence dans différents domaines, dont l’industrie automobile, l’énergie, l’électricité et l’épuration des eaux, et ce avec plusieurs entreprises leaders en la matière.

Justement, un programme de formation d’une ressource humaine qualifiée pour le futur méga projet de phosphate de Tébessa, qui nécessite 14 000 emplois pour sa réalisation et 3 000, au minimum, pour son exploitation, est à l’étude entre le ministère de la Formation professionnelle et celui de l’Industrie et des mines. Cependant, ces initiatives restent timides. Beaucoup reste à faire pour relever ces défis même si un travail a été lancé sur la mise en oeuvre et l’approfondissement de la nomenclature des branches professionnelles et des spécialités. À titre indicatif, actuellement, le secteur propose 478 spécialités (qui couvrent les 23 branches professionnelles) dont 54 nouvellement lancées pour plus de 280 000 places pédagogiques offertes. Un effectif en hausse par rapport à la même période de l’année dernière. Pour la prise en charge de toutes les demandes de formation, il y a eu justement le recrutement de 2 000 enseignants formateurs dans les nouvelles spécialités et l’ouverture de 600 nouveaux postes budgétaires destinés à l’encadrement de 40 nouveaux établissements de formation, qui sont venus s’ajouter aux 1 255 déjà opérationnels à travers le territoire national.

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