Exportation de gaz vers l’Europe : Après l’Italie, Sonatrach renouvelle ses contrats avec le Portugal

Le groupe Sonatrach et la société portugaise Galp ont prolongé de dix ans leurs accords de fourniture de gaz. Selon un communiqué de Sonatrach la signature des accords portant sur l’approvisionnement du marché portugais en gaz naturel concerne un volume de 2.5 Milliards de Mètres Cube par An (Gm3/an). Pour Sonatrach, « ces accords permettent de renforcer sa position de fournisseur majeur de la Péninsule ibérique» note le groupe énergétique algérien dans une note d’information adressée à la presse. La même note rappelle que Sonatrach et Galp sont liés par un contrat de vente et d’achat de gaz naturel depuis 1994. L’accord signé avec le Portugal fait suite à deux autres accords signés avec l’Italie. Des accords ont été signés récemment entre Sonatrach et l’italien ENI, en vue du renouvellement du contrat de vente/achat de gaz naturel, à long terme, destiné au marché italien. Il s’agit d’une part de prolonger de 10 ans la durée de ce contrat signé en 1977, et d’autre part de poursuivre le partenariat relatif à l’exploitation du système de transport TMPC. Pour rappel, l’Italie est considérée comme l’une des principales destinations du gaz naturel algérien grâce au gazoduc « Trans-méditerranéenne pipeline », – gazoduc Enrico Mattei –, fruit du partenariat conclu en 1977, entre le groupe algérien Sonatrach et l’italien ENI.

Il est à savoir selon Sonatrach, que la première destination du gaz algérien reste le marché européen, essentiellement l’Italie (35%), l’Espagne (31%), la Turquie (8.4%) et la France (7.8%). Actuellement, le groupe Sonatrach est classé 8ème exportateur mondial de gaz naturel liquéfié au niveau mondial avec une capacité de total nominale de liquéfaction de l’ordre de 34 Gm3 par an. Par ailleurs, Sonatrach a rappelé récemment dans un document répercuté par l’APS que toutes les ventes de gaz à long terme étaient régies par des contrats d’approvisionnement soumis au principe du « Take or Pay », en vertu duquel l’acheteur est tenu de prendre livraison et de payer la quantité contractuelle ou de payer ladite quantité en cas de défaut d’enlèvement. La note de Sonatrach rappelle qu’en 2018, les exportations de gaz se sont élevées à 51.5 Gm3 dont 75% par gazoduc et 25% sous forme de GNL Les contrats et leurs amendements, explique le groupe, sont soumis à une procédure d’approbation comprenant en premier lieu l’accord des organes sociaux de l’entreprise (Conseil d’Administration de Sonatrach) puis celui des autorités compétentes (approbation du ministère de l’Energie). « Toutes les exportations (GN et GNL) sont strictement encadrées par les réglementations en vigueur ». Il s’agit selon le groupe Sonatrach d’une double déclaration douanière: la première effectuée par Sonatrach au niveau des douanes comprend les informations relatives au client, le prix, la quantité, la date de livrai-son, le navire/gazoduc et à la facture domiciliée. Une seconde déclaration est effectuée par le client au niveau des douanes du pays de destination. Sonatrach insiste sur la transparence des transactions en soulignant que « pour chaque volume exporté (GN ou GNL), les factures originales y afférent sont transmises en plus du client, à la direction Finances pour exploitation contrôle et suivi, la Banque (BEA) pour domiciliation, les Terminaux de comptage et méthaniers (factures domiciliées pour déclaration douanière) et les Douanes algériennes (une facture domiciliée) pour contrôle et suivi » Toutes les transactions sont « traçables » au niveau de l’inspection principale aux hydrocarbures (IPH) » insiste encore Sonatrach dans le document rendu public il y a quelques semaines.

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