Agriculture en Afrique / Un potentiel sous-exploité

  • By Super User
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  • Posted 25 August 2019

L’Afrique possède un potentiel agricole gigantesque dont la production est nettement sous-exploitée. Le continent détient à lui seul 60 % des terres arables mondiales non exploitées de la planète et ne contribue actuellement qu’à 4% de la production totale. C’est la conclusion du dernier rapport du cabinet d’intelligence économique Oxford Business Group (OBG) publié au terme d’une étude sur l’état du secteur agricole africain et ses perspectives de développement à moyen terme. Agriculture in Africa 2019, la première publication de ce type créée par OBG dans le cadre d’une collaboration avec le Groupe OCP, acteur majeur du marché mondial des engrais, a mis l’accent sur les différents points qui caractérisent l’agriculture dans le continent noir et sur les moyens de développement de ce secteur stratégique. Des moyens à assurer pour valoriser justement les richesses de l’Afrique dans un contexte mondial de plus en plus difficile, marqué entre autres par la raréfaction des produits alimentaires de base, la fluctuation des prix et les changements climatiques. Mais plus spécifiquement dans ce secteur par le manque de main d’oeuvre qualifiée.

«Alors que 80 % de la population africaine travaille dans le secteur agricole et que la démographie du continent doit doubler d’ici 2050, le principal défi des années à venir sera d’apporter des solutions adéquates pour former la jeunesse aux besoins futurs du secteur », explique d’ailleurs Souhir Mzali, Directrice Editoriale Afrique d’OBG. « Notre initiative mise spécialement sur cet énorme potentiel économique en présentant les points de vue d’acteurs clés du développement de l’agriculture africaine ainsi que des analyses en profondeur portant sur les principaux enjeux du secteur », poursuit-elle. Une manière de mettre l’accent sur l’importance de la formation des agriculteurs à travers l’amélioration continue de leurs connaissances dans le domaine.

L’accès aux agriculteurs à une meilleure connaissance de leurs sols et cultures demeure l’un des principaux défis à relever, relève d’ailleurs l’étude d’OBG. Le défi est en effet de savoir utiliser les engrais adaptés et intégrer des technologies pour optimiser le rendement agricole et le développement d’infrastructures vouées au traitement des récoltes. «S’ajoute à cela l’accompagnement des petits producteurs jusqu’à la vente de leur récolte et la nécessité immédiate de développer une agro-industrie afin de transformer le produit localement et créer de la valeur ajoutée», indique encore le document en question. Ce sont donc autant de point à prendre en charge pour maximiser le potentiel agricole africain afin de répondre à une demande internationale en forte croissance.

«Il va falloir doubler la production de grains pour pouvoir nourrir l’ensemble de la population d’ici 2050. Étant donné que la production dans la majorité des régions développées est déjà à des niveaux de rendement optimaux, l’Afrique est le seul marché apte à combler ce besoin alimentaire dans les années à venir. Il est crucial pour notre continent de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture compétitive et commerciale », soulignent les experts d’OBG à ce sujet. Des analyses approfondies sont également présentées sur des sujets en rapport avec l’agriculture tel que les fermes du futur, les terres non exploitées, l’irrigation des terres comme solution à l’autosuffisance, les changements climatiques, la déforestation et l’exportation.

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