Sonatrach / La stratégie mise en place est maintenue

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  • Posted 06 October 2019

Le PDG du groupe Sonatrach a assuré lors d’une récente sortie sur le terrain à Hassi Messaoud, que la stratégie du développement du Groupe Sonatrach SH-2030, -mise en place par son prédécesseur Abdel-moumen Ould Kaddour- « est toujours maintenue », précisant qu’il suit « de prés » son avancement, car « tout ce qui est dans l’intérêt de l’entreprise sera réalisé ». La stratégie de la Société s’articule autour des axes suivant :

- Multiplier les explorations sur le territoire national,

- Recourir aux énergies renouvelables pour assurer la production de 1,3 mégawatt pour couvrir 80 %des besoins de la société,

- Développer ses ressources naturelles par la formation continue, la valorisation des talents,

-Améliorer les conditions de travail.

L’ambition de Sonatrach est aussi de s’assurer une place « parmi les cinq meilleures compagnies nationales au plan international, selon M. Rachid Hachichi. Par ailleurs le PDG de Sonatrach a affirmé, lors de cette visite à Hassi Messaoud que la situation politique que traverse l’Algérie n’a aucun impact sur la relation et les négociations menées entre Sonatrach et ses partenaires étrangers. M. Rachid Hachichi a ajouté que ces équipes travaillaient norma-lement et que « les informations sur de quelconques perturbations des relations ou des négociations entre Sonatrach et ses partenaires sont sans fondement ». Les équipes de Sonatrach et ses partenaires étrangers « travaillent toujours en étroite collaboration », selon M. Hachichi qui a assuré que ses propos « seront confirmés dans les jours à venir », selon un compte rendu de l’APS. Interrogé sur les projets de la Sonatrach, M. Hachichi a souligné que « le groupe poursuivra son programme d’investissement qui prévoit des dizaines de nouveaux projets dans l’amont et l’aval pétrolier et gazier pour moderniser ses installations et augmenter ses capacités de production ».

S’agissant des capacités de l’Algérie en matière de production, ainsi que ses réserves en pétrole et de gaz, le PDG a expliqué que Sonatrach « poursuit toujours ses efforts d’amélioration de sa production à travers les capacités déjà installées, mais également à travers l’exploration de nouveaux gisements et la recherche de nouvelles découvertes», précisant que le domaine minier algérien est de l’ordre de 1,5 millions de km2 ce qui « laisse du chemin à parcourir ». Évoquant l’assiette énergétique, M. Hachichi a indiqué que les ressources conventionnelles ne représentent que 19% de l’assiette énergétique, tandis que l’énergie non conventionnelle représente le reste, composée de 3% de pétrole et le reste de gaz. Il a, dans ce sens, expliqué que les 3% de pétrole non conventionnel sont l’équivalent de « deux fois le gisement de Hassi Messaoud », alors que dans le gaz, les ressources non conventionnelles récupérables représentent « neuf (09) fois le gisement de Hassi R’mel », soit 150 années d’approvisionnement avec le niveau de production actuel.

Estimant que « ce potentiel est là », le responsable a précisé que la manière de son exploitation fera l’objet d’une stratégie graduelle « au moment opportun», ajoutant que la demande du marché local est en constante augmentation, et avait avoisiné les 43 milliards de M3 de gaz en 2018. Il a, dans ce sillage, précisé que la Sonatrach doit répondre à l’impératif d’assurer la sécurité énergétique locale, mais également tirer des parts à exporter pour assurer des revenues en devise pour le pays. Interrogé sur la concurrence que connaît l’Algérie sur le marché international de gaz avec l’émergence de nouveaux exporta-teurs vers le marché européens, M. Hachihi a affirmé que « la concurrence est très rude». Or, l’emplacement géographique de l’Algérie et ses gazoducs vers l’Europe « laissent les partenaires placer leur confiance en Algérie pour assurer leur sécurité énergétique», ajoutant que l’Algérie est engagée dans plusieurs contrats étalés sur des dizaines d’années avec des partenaires «avec un minimum de consommation garanti, donc, le pays est payé, même si le partenaire n’épuise pas le minimum requis, ce qui nous mettra dans une situation confortable».

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