Reprendre le contact

  • By Super User
  • In Chronique
  • Posted 01 March 2017

Les acteurs en présence dans le secteur de l’Énergie étaient tous à Alger les 8 et 9 décembre derniers. Un rendez-vous annuel qui vise à la rencontre des différents partenaires dans le monde du pétrole afin d’évaluer le développement du secteur et ses projections.

Mais l’absence d’un seul de ces interlocuteurs peut être sujette à déception ou questionnements. Un journaliste étranger me confiait : « C’est un événement intéressant. Il serait intéressant d’écouter davantage les gens de Sonatrach et ce qu’ils pensent de ce qui se passe. Je voudrais avoir plus de détails sur les récents changements. Nous savons qu’il y a un nouveau PDG et de nouveaux vice-présidents. Il y a beaucoup d’optimisme dans certains domaines ». Et d’ajouter, « nous ne connaissons pas grand-chose sur les détails des stratégies que Sonatrach compte adopter, les projets prioritaires, la manière dont ils seront exécutés, et quelles seront les répercussions des modifications apportées aux lois et réformes pour les compagnies pétrolières ». Des discussions anodines qui reflètent l’intérêt des partenaires vis-à-vis de la compagnie algérienne des hydrocarbures.

C’est dans la culture des sociétés pétrolières qu’elles soient juniors ou majors, de rechercher le contact pour une constante réactualisation des informations qui circulent en vase clos ou en plénière, comme ce fut le cas à Alger lors de la 10e conférence de pétrole et gaz en Afrique du Nord.

Le sommet d’Alger a ainsi mis en évidence la préoccupation pour les sociétés pétrolières et gazières de reprendre langue avec Sonatrach, car beaucoup de compagnies considèrent l’Algérie comme le pays le plus sûr dans la région. Des annonces probantes ont été exprimées par le groupe pétrolier en 2015, et de fait, les pétroliers ont tendance à accourir, espérant une amorce de dialogue sur divers sujets intéressant leurs activités.

C’est assurément un exercice aisé pour des dirigeants rompus aux négociations et aux rencontres business. Un système d’information se met en place alors pour une pêche fructueuse dans les eaux profondes du monde pétrolier. Mais en cas d’absence d’indice, les espérances sont désavouées.

Il y a cependant un sentiment d’optimisme qui se reflète et les observateurs du monde pétrolier l’ont exprimé a Alger. Un besoin d’information sur le développement du secteur pétrolier en Algérie. Reste à mettre les bouchées doubles pour réactiver la communication. A moins que la volonté de non communiquer ait un sens.

 

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