Ce qu’aime le pétrole, et ce qu’il n’aime pas

  • By Super User
  • In Chronique
  • Posted 22 April 2018

Le président du groupe pétrolier Libyen de la National Oil Corporation, Mustafa Sanallah, nous apprend aujourd’hui que les groupes armés libyens et ses corolaires contrebandiers, détournent une partie du pétrole de la NOC, évaluée à 750 millions de dollars US/an.  Qui est ce receleur fantôme qui achète ce produit volé en toute quiétude ? Et comment est-il acheminé ?

Tous les initiés vous le diront, l'ennemi mortel de l'investissement, de la croissance et de la richesse n'est autre que l’instabilité et l'insécurité. Qu'en est-il alors lorsque cette insécurité affecte le secteur stratégique de l’énergie ?

Le pétrole est né dans la violence, il a grandi dans la violence, il s'est nourri de la sève de la violence, pour croître et alimenter hélas la violence.

Mais le pétrole s'est fait violence, le jour où il s'est mis à comploter avec le sang des victimes du terrorisme, en se faisant violence, il a vu sa valeur se brader sur les marchés, son attrait grandir chez les criminels, et son produit servir la destruction de l'humain.

Hier, Le "diamant du sang" a été combattu et ce combat grandit de plus en plus, une ville, Kimberley en Afrique du Sud, a été le théâtre de la naissance de ce combat, le processus de Kimberley fruit de cette lutte, montre comment le diamant est  revenu à sa beauté, après avoir été lavé de La souillure du sang  qui le salissait. 

Aujourd'hui plus que jamais, le "pétrole de sang" doit aussi être combattu comme le fut Le "diamant du sang", La résolution 2253/2015 du conseil de sécurité de l'ONU sera-t-elle le prélude à un processus comparable à celui de Kimberley.

Alger pourrait être cette ville qui verra naître ce processus, elle dispose de la légitimité nécessaire, elle, qui avant-hier encore voyait naitre chez elle la criminalisation du payement de la rançon, adoptée par la résolution 1904/2009 du conseil de sécurité de l'ONU, et, la force, mais aussi et surtout l'interpellation historique pour ce qui se passe et se passera si le "pétrole de sang" ne vient pas à être lavé  de sa souillure comme le fut naguère Le "diamant du sang".

Voilà un chantier sur lequel la communauté internationale doit sérieusement se pencher, si elle veut couper les vivres aux partisans du pétrole du sang.

 

 

 

 

 

Hits 317