Histoire d’un frère des Algériens

  • By Super User
  • In Chronique
  • Posted 06 June 2018

Il s'appelait Jean-Louis Hurst. né en 1935 à Nancy, en France. Si j'ai choisi de raconter son histoire avec, en plus, ce titre plus ou moins énigmatique, c'est que dans l'histoire de cet homme, et de sa famille, il ya vraiment de la fraternité pour le peuple Algérien. Vous en jugerez une fois la conférence terminée. Vous pouvez Être très émeus ...

pour vous donner un aperçu de cette fraternité, je vais, tout d'abord, vous parlez de son «roman» (ouvrage) publié en 1960, sous le titre de «déserteur» avec le pseudonyme de Maurienne. détrompez-vous, certes, le livre a été écrit en 1960, la guerre d'Algérie, mais il reste d'actualité - en 1991, lors de la guerre du Golfe, et l'auteur, jean - Louis Hurst et écrivit une préface spéciale où il dénonce ce va-t-en-guerre par ces propos: «Aujourd'hui le gouvernement se passe de ces subtilités. Il fait la guerre à l'Irak sans lui. c'est expéditif comme du john Wayne ... »

de quoi s'agit-il? et bien tout simplement un enga- gement anticolonialiste d'un français en pleine guerre d'Algérie. Louis-Hurst, l'homme au visage d'acteur Hollywoodien, était à l'époque officier dans les rangs de l'armée française. et tout le gamin des Algériens, il faut lire son "déserteur", car il y explique, non pas seulement son refus de faire la guerre aux Algériens, mais aussi les causes que la philosophie n'a pas tiré son fils soit le frère des opprimés. «Le déserteur» relate le parcours affectif et intellectuel d'un choix, et d'un refus, en toute conscience, à faire la guerre et d'être partie prenante dans l'oppression d'un autre peuple. cet engagement, moral et effectif, jean-louis hurst l '

Le livre est interdit en France à sa sortie, mais malgré cet interdit, l'ouvrage a été diffusé «sous le manteau» dans le milieu estudiantin. «Le déserteur» contribue à l'éclosion de la prise de conscience chez les jeunes français de l'injustice de la guerre d'Algérie. dans le préface, écrit par l'auteur lui-même, sur le lit: «ce livre a été publié pour la première fois en avril 1960, deux ans avant la fin de la guerre d'Algérie, par les éditions de Minuit, sous le titre «roman». Il est immédiatement interdit de saisir ... / ... pour un «roman», il faut croire qu'il était à la clé de la voiture à l'été Lindon, l'éditeur, un procès à la justice connaître l ' identité réelle des personnages. Elle ne découvrit que celle de l'auteur.nous fûmes condamnés à deux pour «provocation à la désobéissance». »Lindon fit appel, dans l'attente de jours moins hystériques. Moi, j'étais dans la clandestinité. »Et pourtant, tout avait débuté, pour lui, autrement; ou comme l'étaient tous les compatriotes du contingent pour rejoindre la guerre d'Algérie.

Il débute son récit témoignage par ceci : « Quand je suis arrivé à la caserne, j’étais presque heureux. j’avais besoin de changer d’air ; j’avais été deux ans instituteur dans un hameau perdu ; et puis, j’avais des ennuis sentimentaux. cette nouvelle vie m’arrangeait. »et puis... la discussion entre copains de chambrée se fraya un chemin vers le « pourquoi » et pour « qui » la guerre ? et puis, les souvenirs d’un passage chez les arabes du Moyen Orient, en particulier en palestine, remontèrent à la conscience. et puis... les copains de chambrée, aux noms qui deviendront prestigieux, comme les André Mandouze, Maurice Maschino, Gérard Meier, Louis Orhant et Francis jeanson, le chef des « porteurs de valises » pour le FLn en France et en europe, ajoutèrent à la conscience de la volonté et du courage...et puis, tout se précipita...en 1957, il s’engage dans l’armée française, il obtint le grade de lieutenant, et se trouve embarqué pour l’Algérie. Il déserte en 1958 et intègre le réseau de « porteurs de valises » fondé ses compagnons Francis jeanson et Henri curiel (tous deux, comme on le sait, étaient de vrais militants anticolonialistes). en 1960, comme nous l’avons cité plus haut, il écrit et publie son manifeste anticolonial « Le déserteur » et contribue à la prise de conscience pour mettre fin à la guerre en Algérie. A l’indépendance, jean-Louis Hurst rejoint revient en Algérie pour vivre avec le peuple Algérien leur indépendance, travaille pour quelques années en tant que professeur dans le collège de Larba nath Irathen. en 1968, il retourne en France où il continuera à enseigner jusqu’en 1972. en 1973, il rejoint le nouveau journal « Libération » comme journaliste, et y restera jusqu’aux années 90. Il contribuera avec le journal sur des sujets sociaux, culturels et éducatifs. durant les années 80, il était l’un des premiers journalistes français à s’être intéressé au phénomène musical Algérien raï.

Il décède le 21 mai 2014, et conformément à ses volon- tés, il sera enterré dans le cimetière de diar essaâda à Alger aux côtés de sa femme Heike, dans le cimetière chrétien.

en résumé de son « déserteur », jean-Louis Hurst écrivit en dernière page : « Si je prends notre cas... il est bien entendu que nous avons une profonde sym- pathie pour le peuple algérien... je crois que nous en avons donné une preuve assez claire en refusant de nous battre contre eux. Mais est-ce que notre rôle à nous, jeunes français, est vraiment de plaquer les nôtres sous prétexte qu’ils sont momentanément endormis, puis de passer complètement à « l’ennemi » pour l’aider directement ou indirectement ? je ne le crois pas. ce que nous avons à transformer, c’est la situation qui existe chez nous, non pas celle de l’Al- gérie. Les Algériens sont assez grands et assez forts pour se débrouiller tout seuls.../... je ne pouvais pas m’empêcher d’être mal à l’aise en pensant aux copains que j’avais quittés... /... j’en parlai à juanita, la petite espagnole... elle me remit en place.

– Qu’est-ce que c’est que ce remords de vieille femme ? tu sais très bien que tes copains en Algérie vont souffrir un an, puis vont revenir au chaud, tandis que pour toi l’insécurité ne fait que débuter. toi, tu es un révolutionnaire, parce que tu as tout abandonné, tout, et choisi la lutte pour la justice. jusqu’à main- tenant, mon vieux, tu as cherché ta place. Aujourd’hui que tu l’as trouvée, le vrai boulot va commencer.

et moi je pensais à l’appel de mon frère algérien inconnu... »  

jean-Louis Hurst ne cache rien pour ses frères Algé- riens, y compris ses moments de doute, car le doute mène à la certitude et la certitude à la justice, et la justice à la fraternité.

et sans être né en Algérie, il avait choisi la terre d’Algé- rie pour son dernier repos. dormir auprès de ceux qu’il avait choisi de défendre pour le meilleur et le juste. Le 31 mai 2014, Ahmed Halfaoui rendait hommage au couple Hurst, jean-Louis et Heike, après l’enter- rement du « déserteur » Maurienne, dans un texte des plus élogieux et des plus juste à l’encontre de ce couple français amis et frères des Algériens.

« Il y a des êtres, écrivait-il, qui font que notre monde ne soit pas aussi ignominieux que les puissants vou- draient qu’il soit. des êtres que la vie façonne et qui sèment l’espoir de jours fraternels. dans l’adversité, dans la souffrance, par le prix à payer de leur confort, de leur liberté ou de leur vie, ces êtres font, depuis toujours, que la barbarie n’a pas dévoré tous les espaces et que les horizons restent ouverts pour ceux

En 1957, il s’engage dans l’armée française, il obtint le grade de lieutenant, et se trouve embarqué pour l’Algérie. Il déserte en 1958 et intègre le réseau de « porteurs de valises » fondé ses compagnons Francis Jeanson et Henri Curiel.

qui subissent les dénis d’un ordre fait pour asservir [...] A partir d’Alger qu’ils ont choisie pour avoir été de ses libérateurs, ils sont de partout. Annik (la fille du couple Hurst) qui rayonnait le savait si bien pour contenir ce souffle qu’ils lui ont transmis. Son sourire éclatant, son allant, sa verve étaient là pour dire ce qui l’animait. La joie d’être de jean-Louis et de Heike, de ces parents qui lui ont insufflé leur engagement et leur foi en la justesse et justice des hommes ». elle a dit : « chacun d’eux m’a appris l’exigence de trouver sa place et son rôle dans l’univers ». Ils auront réussi. Il n’y avait qu’à la voir comblée de ce bonheur intense qui émanait de ses mots et de ses gestes. elle a dit débordant d’émotion : « c’est ici que j’ai appris à marcher et courir dans le vent », car c’est ici qu’il y a cinquante ans, sa mère et son père l’ont mise au monde, après que leur lutte pour la libération de l’Algérie a réussi à chasser l’oppression colonialiste.

 

 

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