Gestion du domaine minier : L’Algérie à la 73e place mondiale

  • By Super User
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  • Posted 09 April 2018

 

La gestion du domaine minier en Algérie est loin de répondre aux normes internationales, selon le National Resource Ecolée (NRGI), qui a mesuré l'indice de gouvernance des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines) de 81 pays. Il classe ainsi l'Algérie à la 73e place, dans un nouveau rapport publié fin juin 2017.

 

Il est à savoir que l'indice est composé de 89 évaluations et comprend notamment une évaluation ayant trait à la répartition des droits d’ex­traction, l'exploration, la production, la protection de l'environnement, la collecte des revenus et les entreprises d'Etat. Le second volet- la gestion des revenus - couvre les budgets nationaux, le partage des revenus des ressources au niveau national et les fonds souverains. Le troisième volet de l'indice évalue l'environnement du pays et jauge le cadre de la gouvernance dans son ensemble. Il prend en compte la stabilité politique, la lutte contre la corruption, la primauté du droit, la liberté d'expression, ainsi que d'autres facteurs. L’Algérie a obtenu de mauvais scores notamment en ce qui concerne la gestion des revenus avec 25 sur 100 et l'inadéquation entre les facteurs liés à la protection de l'environnement et leur application sur le terrain.

 

Selon l’Indice de gouvernance des ressources naturelles (Resource Governance   Index,   ou «RI ») de 2017, l'Algérie fait partie des pays qui administrent mal leurs secteurs pétrolier, gazier et minier et qui ont une gestion plutôt médiocre des industries extractives, selon le rapport qui se base sur trois critères principaux liés à la réalisation de la valeur, la gestion des revenus et les conditions générales de gouvernance du pays. L'Algérie n'est ainsi que 14e en Afrique en vertu du classement qui compte dix-neuf pays Africains, à la tête desquels trône le Ghana, en tant que pays africain qui gère le mieux ses ressources.

 

L'Indice de gouvernance des ressources naturelles indique notamment que, pour contribuer au développement de leur pays, les entreprises publiques doivent subir de profondes réformes ». Dans les recommandations publiées avec les données. NRGl invite par ailleurs, les gouvernements à soutenir des mesures de transparence et à adopter et appliquer des lois exigeant la divulgation de l'identité des bénéficiaires réels des compagnies pétrolières et minières.

 

La Norvège championne toutes catégories

 

Au plan mondial, les données de l’indice montrent que la Norvège présente la meilleure gouvernance des ressources naturelles au monde. Elle est suivie de près par le Chili, le Royaume-Uni et le Canada dans la catégorie de performance «bien » la plus élevée.

 

 

L'Erythrée est le pays dont la gouvernance des ressources est le pire, et elle reçoit la note «défaillant » dans l'indice, avec le Turkménistan, la Libye, le Soudan et la Guinée équatoriale, qui obtiennent la même note entre autres pays. «Pour les 1,8 milliard de citoyens pauvres vivant dans les 81 pays que nous avons évalué pour constituer l'indice de gouvernance des ressources naturelles, la bonne gouvernance des industries extractives est une étape fondamentale dans la  sortie de la pauvreté », a déclaré DanielKaufmann, président et DG de NRGl, « llest encourageant de constater que des dizaines de pays sont en train d'adopter des lois et des règlements dans le domaine des activités extractives, bien que ces initiatives ne soient souvent pas suivies de véritables mesures en pratique ».  L'indice a permis de montrer que le fossé entre la loi et la pratique est plus grand dans les pays où la corruption est systémique.  Cet écart se produit dans de nombreux domaines de la politique s'appliquant aux industries extractives - notamment en matière d'impacts   environnementaux  et sociaux ainsi que de partage des revenus issus des ressources naturelles entre les gouvernements nationaux et les autorités locales - et il est particulièrement problématique pour les communautés vivant près des sites d'extraction. L'indice évalue également la gouvernance et la transparence des fonds souverains dans 33 pays. De tous les fonds évalués, le fonds de stabilisation et d'épargne (Savings and Stabilization Fund) de la Colombie est le mieux administré, et il est suivi par le fonds de stabilisation (Stabilisation Fund) du Ghana. Il a été constaté que l'office des investissements du Oatar (Qatar lnvestment Authority), qui gère des actifs s'élevant à 330 milliards de dollars US, et le compte d'excédent de pétrole brut (Excess Crude Account) du Nigéria étaient les fonds les plus mal gérés.

 

Au moins 1500 milliards de dollars sont actuellement gérés par 11 fonds souverains qualifiés par les chercheurs du NGRl comme défaillants. Parmi les 74 entreprises publiques du secteur extractif les mieux gérées qui ont été évaluées pour leurs divulgations et leur gouvernance d’entreprise, Codelco, la compagnie minière d'Etat du Chili a reçu la note la plus élevée. La corporation du pétrole et du gaz naturel de l'Inde (Oil and NaturalGas Corporation of lndia) s'est classée deuxième. Quarante-huit entreprises d'Etat ont été notées comme «insuffisant ». L'indice montre que la gouvernance de la compagnie pétrolière nationale de Chine (China National Petroleum Company) comporte des faiblesses, et que la gouvernance de la compagnie pétrolière nationale d'Abu Dhabi (Abu Dhabi NationalOilCompany), de la compagnie pétrolière du Gabon, de Turkmengas  et de Saudi Aramco correspond à la note« défaillant».

 

 

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