L’édito, Oil & Gas Business Magazine N°34 : CONGESTION, ARMAGEDDON, DE NOS ROUTES

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  • Posted 15 April 2018

 

 

 

 

 

 

CONGESTION, ARMAGEDDON, DE NOS ROUTES

 

- Le chiffre est effarant, limite apocalyptique, celui de 6 millions de véhicules qui battent le pavé de notre faible et fragile tissu routier chaque jour depuis le début de cette année 2018. Et ce nombre de véhicules est appelé à augmenter sans cesse, sans cesse et nos routes actuelles sont sans cesse, sans cesse dans l'incapacité d'absorber ce flux en flot.

Est-il possible de croire que des mesures aussi « soft »puissent aujourd'hui libérer un peu nos routes ? Même nos vendredis ne suffisent pas pour souffler un tant soit peu. La promesse de disposer à compter de décembre 2017 à Alger (projet pilote) de nouveaux feux rouges au niveau des intersections et des points noirs n'arrive toujours pas. La situation est devenue tellement« cocasse » qu'elle rappelle de plus en plus ce fameux sketch du comique français Raymond Devos sur le rond-point où on passera notre vie à tourner sans cesse.

Verra-t-on demain des mesures courageuses et fermes du gouvernement, pour reprendre le mot de notre faim d'une quiétude retrouvée sur nos routes, avant l'Armageddon final ?

À ce rythme ininterrompu, nous allons tomber non seulement en panne d'essence à force de veiller sur nos routes, mais surtout en panne de bon sens.

- On apprend aussi que désormais la confusion suspendue entre le ministère de l'Énergie et celui des énergies renouvelables a pris fin, avec la signature à la mi-février passé d’un nouveau décret exécutif qui attribue au ministère de l'énergie, le développement des énergies renouvelables, uniquement pour ceux destinés à être raccordées au réseau électrique national. Par syllogisme tous les projets qui relèvent des énergies renouvelables et qui ne sont pas connectés au réseau électrique national seront du ressort du ministère de l'Environnement et des Énergies Renouvelables. Avec cette séparation des aptitudes, il convient de comprendre que les projets de plus de 20 MW seront pilotés par le ministère de l'Énergie, en ce sens, il faut déchiffrer ce fameux surplus d'électricité (400 MW) en 2018-2019, destinés à être exportés vers La Libye dans les deux ans à venir.Une accélération de la libération du cahier des charges sur la production d'énergie à base  de solaire semble de plus en plus  se dessiner en toile de fond. Prions pour, c'est ce qui nous reste semble-t-il.

- La crise des prix du pétrole qui a frappé les pays producteurs durant Les trois dernières années a eu comme autre effet négatif, celui du désinvestissement massif dans l'amont, aujourd'hui la configuration d'une stabilisation de l'offre avec une nette augmentation de la demande pour Les années à venir repose Le problème du spectre futur d'un prix de type« bulle spéculatif» combien fatal à un véritable prix économique équilibré entre producteurs et consommateurs.

- Les vents violents qui ont marqué les deux premiers mois de l'année sur l'ensemble du territoire ont ravivé dans notre vécu la fatalité de l'omniprésence du sachet de plastique y compris celui de couleur noire, qui a repris sa place comme auparavant, comme si de rien n'était. Encore une bataille de perdue pour La préservation de L'environnement, les objectifs et les fonds mobilisés d'un environnement assaini de « ce cancer des sachets »semblent s'être évaporés, emportés par les vents forts ou violents- c'est selon - qui ont charrié avec eux des centaines de milliers de sachets collés dans nos arbres comme des guirlandes de l'apocalypse et du règne du roitelet sachet.

Armageddon, apocalypse, Les défis se multiplient et avec une dégradation de La qualité de la vie qui ronge nos villes de ses vues au moment où sous d’autres cieux, La vapeur s'est inversée.

Notre environnement vit une régression faconde ou féconde, c'est selon.

 

 

 

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