L'édito: Le défi du vrai et la certitude

  • By Super User
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  • Posted 27 April 2018

Mais peut-on aussi réellement faire baisser
 les prix des véhicules, réguler ce marché, en écartant la base de tout marché, à savoir la saine et vraie concurrence? La question posée par OGB dans l’édito 32 du mois de janvier passé, semble convenir au contexte d’un ré ajustage des prix des véhicules à des normes admissibles, et elles ne le sont pas encore totalement, mais c’est un premier pas, et, pas des moindres.

 

La saine et vraie concurrence, alterne la logique de l’offre et de la demande qui se plaît de la transparence, elle abhorre l’opacité, elle élimine de sa lame de fond les pécheurs en eau trouble.

 

On est souvent tenté par là de dire « Ah ! J’avais raison », pour preuve voyez ce qui advient quand on rétablit les équilibres logiques, mais le défi du vrai, n’est-il pas d’éviter de se prévaloir de toutes certitudes? elles deviennent excès et produisent les fameuses certitudes négatives.

 

La logique du marché, ne doit pas cependant être fossoyeuse des acteurs de ce même marché, et c’est à ce niveau juste que le pouvoir régalien et régulateur de l’État doit sonner le glas, et positionner les uns et les autres dans une logique cette fois-ci complémentaire et constructive.

 

Ne tuons pas dans l’œuf cet embryon de l’industrie de l’automobile en Algérie, un large consensus est nécessaire entre tous, pour que les regards en chien de faïence entre les rares assembleurs d’aujourd’hui et plus demain, et, le consommateur algérien disparaissent et laissent place à un sentiment de confiance «renouvelé et renouvelable».

 

A charge à l’État de mettre en place les conditions de ce rapprochement tant le fossé s’installe au bon gré des forces négatives qui veulent jeter le bébé et l’eau du bébé.

 

Depuis janvier de cette année, les prix du pétrole continuent d’aborder une courbe ascendante, les fondamentaux qui agissent
 sur les prix sont de nature à porter le prix à des niveaux plus optimistes, faut-il à ce titre croire que le prix de 74 dollars est un seuil plafond, ou devrions-nous encore présager d’une remontée encore, quid alors de l’industrie du schiste américain qui atteint des seuils de production record ? La réelle question est de savoir combien de temps, cette situation pourra t-elle durer ?

 

  Le récent raffermissement des prix du
 pétrole serait la conséquence des tensions géopolitiques du moment, cependant hier sous d’autres tensions géopolitiques aussi craintives et alarmantes que celles d’aujourd’hui, les
prix continuaient à baisser, en ces temps 
les fondamentaux étaient déséquilibrés et malmenés, de moins en moins aujourd’hui.

Il devient presque difficile d’accepter que les tensions peuvent agir d’une manière directe sur les prix, à moins de l’éclatement d’un conflit sérieux, « la baie des cochons » semble avoir des néo adeptes en ce mois d’avril du 57e anniversaire de sa survenance.

A quand donc un baril à 80 dollars? La rencontre de vienne de l’OPEP de juin prochain nous renseignera si cela sera possible, y compris avec l’épée suspendue de la production du schiste américain ; sans bulle spéculative ni tensions géopolitiques.

 

Encore une logique de marchés ou une loi de marché, et en «laissant faire» les fondamentaux du marché, l’OPEP a réussi à insuffler une nouvelle vie au marché.

 

On ne change pas une équipe qui gagne, on ne change pas une stratégie qui gagne.

 

est-ce vrai ? est-ce certain ? c’est selon l’angle du prisme.

 

 

 

 

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