L’Editorial : Consensus économique exclusif / Destin du secteur de l’Énergie

  • By Super User
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  • Posted 08 April 2019

Notre revue entame à compter de ce mois de mars sa cinquième année. Quatre ans durant lesquels, nous n’avons eu de cesse d’élargir par l’expertise la plus objective possible, l’appréhension des lendemains du secteur de l’Énergie en Algérie, des lendemains de plus en plus hypothéqués par les errements des décisions à prendre.

La crainte d’un lendemain brutal dans la sécurité énergétique de ce pays ne peut plus rester comme un vain mot porté par de rares plumes qui ne cessent d’alerter sur les inconséquences fâcheuses de notre stratégie énergétique.

Nous voyons que depuis quatre ans, les avancées de l’Algérie dans le développement du secteur de l’énergie solaire peinent à se faire. Ce secteur demeure nain de son évolution face à la furie de ceux qui s’y opposent et qui le minent pour des intérêts subjectifs. 

Peut-on concevoir que près de dix ans après avoir opté pour un programme ambitieux, nous en sommes réduits au lancement, à peine, d’un minuscule programme de 300 MW pour un pays qui recèle une capacité de près de 3 TW l’année. Tout cela a été dit, puis redit, puis réédité, nulle voix n’est venue tendre la main à un nouveau secteur censé nous permettre une économie de près de 300 milliards de m3.

La consommation intérieure de gaz ne cesse d’augmenter, le pouvoir d’exportation continue de réduire aggravé par une production en continuel déclin, des champs de production surexploités, mettant en péril le devenir et la stabilité des puits soumis à forte extraction.

Le gaz de schiste adulé sous d’autres contrées car de plus en plus maîtrisé technologiquement, continue, de son côté, de végéter dans une attente hypothétique et rien à l’horizon ne semble permettre de voir ou de savoir si cette source continuera son long sommeil sous la terre algérienne, car victime de débats et de positions dogmatiques.

Énergie renouvelable, gaz de schiste, chute de la production, déplétion des ressources fossiles, explosion de la consommation intérieure, autant de thèmes chauds, critiques qui interpellent l’avenir énergétique du pays et de sa sécurité. Question de l’heure ? Avons-nous aujourd’hui autant de temps à perdre avant de se retrouver devant une nouvelle impasse d’ordre énergétique, tant les impasses du pays sont variées et multiples.

Se jouer de l’avenir des générations futures, leur léguer en héritage des problèmes insurmontables dans le domaine de l’énergie, n’équivaut-il pas à renoncer, d’une certaine manière, à sa souveraineté sur ses ressources et ses richesses appelées à accompagner la croissance non seulement du pays mais aussi celle du pourtour du bassin méditerranéen.

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